Nieul-sur-Mer et ses environs

La ville de Nieul-sur-Mer s’étend du Payaud jusqu’à Lauzières en bordure littorale.
Bien abrité derrière l’Ile de Ré, un chemin côtier aménagé le long de la falaise permet aux promeneurs de profiter de la vue magnifique sur la mer, la baie de l’Aiguillon jusqu'à la dernière cabane à carrelet à la limite de Marsilly.

 

 

De-ci delà, à marée basse, le paysage change : depuis la passerelle en bois du Port du Plomb à la limite de L’Houmeau, le long des parcs à huîtres, des marais qui abritent une flore et faune particulière (aigrettes, hérons cendrés, mouettes…), des plages à cordons de galets, un estran rocheux où l’on pratique la pêche à pied (crevettes, bigorneaux, huîtres, étrilles, palourdes…).

La magie du lieu provient sans doute de la diversité du ciel toujours changeant et de son relief. Des «Pas» (Pas de Digolet, Pas de l’Assassin…) et des Pointes (Pointe de Mortefoin, Pointe du Plomb…) viennent rompre la monotonie de la falaise qui peut mesurer jusqu’à douze mètres de hauteur.
Lauzières témoigne de l’activité maritime du bourg : des cabanes ostréicoles, des marais salants reconvertis en claires, des maisons basses avec une cour agrémentée parfois d’une barque abandonnée et transformée en jardinière ou d’une ancre rouillée apportent au décor une ambiance littorale.
En quittant Lauzières pour le centre-bourg, on ne manquera pas de jeter un coup d’œil sur le vieux pont du XVIIIe siècle, auprès duquel se trouve toujours quelques pêcheurs à pied.

Au cœur du village se trouve le parc municipal Gabriel CHOBELET où l’on peut admirer un arbre rare classé comme remarquable : un sophora du Japon très ancien (le plus ancien de La Charente-Maritime) avec un tronc de 3,92 mètres de circonférence. Des fruits de ces grands arbres qui, au XVIIIe siècle, entouraient les pagodes au Japon et se couvraient, chaque printemps, d’un beau feuillage vert foncé et de légères fleurs blanc crème, on extrayait le colorant jaune réservé à la teinture des vêtements de l’Empereur. Malgré son appellation, le sophora du Japon est originaire de Chine, d’où proviennent les premiers spécimens introduits en France. Le père d’Incarville récolta des graines et les fit parvenir, en 1747, à Bernard de Jussieu qui les cultiva au Jardin des Plantes, à Paris, et devant le Petit Trianon, à Versailles, où l’on peut encore les voir aujourd’hui.